Qu'est-ce que le martyre ?
Un homme assassiné et maltraité ne peut être martyr s'il ne l'est pour la Foi en Dieu par Jésus-Christ. L'on pense trop souvent à tort qu'une victime d'actes odieux est martyre. Le martyre est l'acceptation totale, parfois résignée de sa propre mise à mort pour l'honneur de la Sainte Eglise du Christ. Le martyre, offrande de soi est un sacrifice d'agréable odeur à Dieu qui le reçoit pour Soi et pour le compte des pécheurs vivants. En appartenant au Corps Mystique du Christ par le St Baptême, et à l'âme de l'Eglise par la Foi et la grâce sanctifiante, le martyre constitue non point une fin tragique et irrémissible mais bel et bien un couronnement de la vie terrestre, gage du bonheur éternel pour l'âme. Combien de prêtres, religieux ou fidèles ont prononcé après Notre Seigneur sur la Croix ces divines paroles : "Seigneur, ne leur imputez pas ce crime". Tel fut aussi l'un des derniers voeux adressés par le roi Louis XVI sur l'échafaud, à Dieu au sujet de son peuple. Le sang des martyrs est considéré par Dieu et par le croyant comme une semence de la terre de France chrétiennne.
St Paul nous livre la parole suivante : "Qui nous séparera de l'Amour du Christ ? Sera-ce la tribulation ou l'angoisse, ou la persécution ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l'épée ?... Dans toutes ces épreuves, nous sommes plus que vainqueurs, par celui qui nous a aimés. Car j'ai l'assurance que ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les principautés, ni les choses présentes, ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'Amour de Dieu dans le Christ Jésus Notre Seigneur."
Louis XVI allant à l'échafaud et l'abbé Edgeworth


L'ours, figure de l'antichrist :
Nous trouvons dans la Bible d'innombrables enblêmes. L'ours est l'un deux. Il personnifie une puissance terrible et inique comme la franc-maçonnerie, persécutrice des saints. Il est l'une des bêtes de Daniel : "une bête semblable à un ours à qui il fut dit : lève-toi dévore quantité de chair..." (Daniel 7,5) L'ours dans les textes bibliques est souvent associé au lion, mais l'ours, symbole de terreur, est le plus redoutable. Rappelons-nous à cet égard les 42 enfants qui pour s'être moqués du prophète Elisée, furent dévorés par 2 ours.
Ainsi, l'ours est une figure antichristique. La première attaque contre le Christ fut la révolution, dont le but fort clair et dû
ment proclamé est l'abolition d'un ordre qui fait cohabiter Dieu avec l'homme, et aimer le Christ. Il s'agit purement de la remise en cause des fondements même de la civilisation de l'Amour proclamée par Jésus-Christ. En d'autres termes, il s'agit du combat entre les 2 cités : la Jérusalem Céleste contre la babylone inique. St Malachie, Hidegarde de Bingen, les apparitions mariales de La Salette, Fatima, Garabandal,... nous préviennent du péril de l'ours rouge : "il déchirera tout et amassera des richesses par tous les moyens. Or la Russie a l'ours pour emblème. mieux encore, La russie est devenue en octobre 1917 URSS. Le Ciel ne nous a point trompés en nous rappelant inlassablement dans l'Ancienne Alliance comme au XX siècle de l'existence de l'ours diabolique, en latin URSUS.
Les armes du Pontife Pie VI (1775-1799), contemporain de la révolution représentent une tête joufflue, un vent sibérien soufflant sur une branche de lys ; la tige est cassée et les fleurs pendent. La tempête était proche en effet qui allait briser le trône fleurdelysé et trancher la tige royale le 21 janvier 1793. Objet de la haine révolutionnaire, la royauté de droit divin fut excellement défendue par pie VI en ces termes : "...Le roi très chrétien Louis XVI a été condamné au dernier supplice par une conjuration impie et ce jugement s'est exécuté par une convention qui n'avait ni droit ni autorité pour prononcer cette sentence..."